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La pratique culturelle et ludique en prévention spécialisée : de bonnes pratiques au service du projet éducatif

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Notre reporter a rencontré Hervé Joly, Directeur adjoint d’APS. Voici son interview. 
Illustration : Photo de Frank Tétaz pour Var Matin

1/ Qu’est ce qui a caractérisé, au cours de cette année (scolaire) 2020-2021, l’activité de prévention spécialisée sur les secteurs où vous intervenez ? 

 L’année scolaire 2020/2021 a été particulière du fait de la pandémie, des périodes de confinement et de couvre-feu qui a fortement impacté les jeunes et les familles que les professionnels de l’APS accompagnent quotidiennement. De nombreuses situations se sont détériorées (isolement, précarité, souffrance psychologique, …) et ont demandé une attention et un investissement de tous les instants. Les jeunes ont fortement exprimé le besoin de se retrouver, de sortir de chez eux, de leur quartier. Un gros travail a ainsi été réalisé en ce sens ces derniers mois. Les activités de cet été en sont la traduction.

2/ APS met en place des activités de manière intensive cette année. Participer à ces activités pour les jeunes, Les organiser pour les éducateurs, à quoi ça sert ? 

 Les activités collectives proposées viennent répondre à des besoins exprimés par les jeunes. Elles permettent de les amener à avoir une plus grande ouverture sur l’extérieur par la découverte d’autres territoires, d’autres activités, mais aussi par la rencontre d’autres personnes. L’ouverture culturelle et la pratique de nouvelles activités sportives sont les fils conducteurs des différents séjours (8 cet été), sorties à journée et animations de proximité proposées cet été. Pour les éducateurs les activités collectives s’inscrivent dans la continuité des accompagnements individuels développés tout au long de l’année. Le collectif est prétexte à de nouvelles observations et favorise les apprentissages des « savoir-être », indispensables pour la future insertion sociale et professionnelle de ces jeunes. Certains séjours sont mixtes, ce qui permet également de travailler sur les relations entre filles et garçons, Les animations de proximité proposées au cœur de certains quartiers, participent également à favoriser les relations intergénérationnelles.

3/ Comment ces activités se construisent-elles avec les partenaires de APS ?

Nous sommes toujours attentifs à ce que les actions de l’APS ne viennent pas s’opposer, mais être complémentaires aux autres actions proposées par les acteurs présents sur nos territoires d’intervention. Toutefois, beaucoup des jeunes que nous accompagnons ne fréquentent pas, ou très peu, les structures de droits commun, Notre objectif est bien entendu de les y amener, mais en amont il est souvent nécessaire de favoriser les liens entre ces jeunes et les différentes structures, par le biais d’activités co organisées avec certains de nos partenaires opérationnels. Par exemple les animations de rue proposées à Draguignan font l’objet d’un partenariat avec le service jeunesse de la ville, un des séjours à Hyères est porté par Ufolep, les repas partagés dans le centre-ancien de Hyères sont organisés en lien avec le CIL, mais surtout avec les habitants, jeunes et adultes du quartier.

Bien entendu d’autres partenaires institutionnels nous soutiennent et accompagnent le développement de l’ensemble de ces actions par leurs soutiens financiers : le Conseil Départemental du Var, l’Etat  par le biais notamment du  dispositif « Quartiers d’été 2021 », la CAF en association étroite avec les communes et leurs services.

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