Concilier activité associative et enjeux liés à la protection de l’environnement : interview d’un président engagé

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Lors d’une interview, Vincent Tessereau* développe l’idée d’une écologie profonde, pleinement réfléchie afin de maintenir l’équilibre naturel de la planète sur le long terme en limitant notre impact sur l’environnement.
Il place la responsabilité environnementale  sur le même plan que la responsabilité sociale.  Ce sont deux priorités auxquelles notre monde doit répondre.
Il préconise d’agir individuellement et collectivement pour gérer durablement les ressources naturelles  en favorisant l’économie circulaire, les modes de déplacements doux, l’emploi local et la préservation de la biodiversité.
Il espère impliquer  chacun au sein de l’ APS  pour  établir une vraie politique d’ actions innovantes et fortes,  aptes à réduire la pollution de l’air ou de l’eau, préserver la santé de chacun,  préserver et reconquérir le patrimoine naturel. Découvrez son interview…

A votre arrivée à l’APS, vous avez sensibilisé les membres du CA et les salariés aux enjeux écologiques et à l’engagement que pouvait prendre l’APS. Qu’entendez-vous par écologie ? Quels sont les principaux enjeux ?

Protéger l’environnement suppose une transformation capitale de notre manière de nous rapporter au monde. Nous savons depuis longtemps que notre mode de vie à de fortes conséquences  sur la nature ou les évènements climatiques et porte préjudice aux générations futures. Alors, plutôt que de transition écologique ou de développement durable, je parlerai  d’« écologie profonde ». Cela signifie que nous ne pouvons nous tenir au sein de notre association à une opération de surface qui ne viserait qu’à « verdir » nos modes de fonctionnement. Il s’agit de se sentir pleinement en lien avec notre environnement et d’agir pour maintenir l’équilibre naturel de la planète sur le long terme en limitant notre impact sur l’environnement. C’est, je pense,  l’enjeu majeur de ce XXIe siècle.

Que peut faire une association qui n’a pas de vocation environnementale dans ce domaine ?

L’APS est  une association éminemment sociale qui place les principes de solidarité et de vivre ensemble au  cœur de ses préoccupations. La responsabilité écologique est, à mes yeux, indissociable d’une responsabilité sociale. Ce sont deux priorités auxquelles notre monde doit répondre. Dans notre travail quotidien, nous mettons en valeur la notion de « relation ». Tout autant que  les organismes vivants, les personnes  sont liées à leur environnement et se développent en interdépendance. Nous pouvons,  à chaque instant,  agir collectivement et individuellement pour gérer durablement les ressources naturelles en favorisant l’économie circulaire, contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique ,  préserver  et restaurer la biodiversité. Nous pouvons aussi  prendre pleinement conscience de nos limites et imaginer des actions d’insertion qui  viseraient à favoriser l’emploi local, les modes doux de déplacement et limiter ou réparer la pollution que nous engendrons.

Qui peut avoir une implication dans la mise en œuvre d’action ? Comment la favoriser ?

Toutes et tous. Il me semble nécessaire d’impliquer l’ensemble des collaborateurs de l’association. Chacun peut apporter son savoir, sa réflexion, sa mobilisation,  son engagement personnel. Il est aussi indispensable que chacun adopte les bons gestes visant à réduire ses consommations et à préserver l’écosystème. Parmi les habitudes à avoir, les économies d’eau et d’énergie sont assez cruciales. Par ailleurs, l’utilisation des produits toxiques lors de nos actions doit être réfléchie. En effet, de nombreuses solutions naturelles existent peut-être déjà. Pour finir, le tri et le recyclage des déchets sont aussi des habitudes à développer pour protéger l’environnement. Au delà, je souhaite qu’un véritable échange ait lieu sur cette question au sein de l’APS.

Dans ce sens, 4 étudiantes de l’IAE (Institut d’administration des entreprises, Ecole universitaire de management)  de l’Université de Toulon proposent de nous apporter leur concours : cette initiative, que je salue et remercie,   rentre complètement  dans cette perspective.

*Directeur d’école à la retraite, Vincent Tessereau est président de l’APS depuis 2018.

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